Argentine, du Nord au Sud

Enfin l’Argentine !

Le plan, il est est très simple. On arrive au Nord, et on va vers le sud, en suivant la route 40… et on s’arrête quand il fait trop froid !

 

Latitude 23°26’22 », au Tropique du Capricorne : nous entrons en Argentine au lieu dit du Paso de Jama. On est à 4000m d’altitude, et notre belle route est ponctuée de troupeaux de lamas et alpagas.

Dans la descente après avoir passé la frontière, on croise un nouveau salar, que l’on traverse avec une route cette fois-ci.

Pour celle-ci, il aurait fallu être en moto plutôt …

Latitude 23°40′ : nous descendons en direction de la vallée à Purmamarca. Et décidons de remonter ensuite vers Humahuaca. On nous y a indiqué que la vallée méritait le détour. Les paysages sont secs, les maisons en adobe, les églises toujours blanches.

Latitude 24°15′ : Apres un passage à Salta où nous profitons de la civilisation pour aller au supermarché (et oui, des fois, ça fait plaisir), nous prenons la tortueuse route qui monte à San Antonio de Los Cobres. On est accompagné par Marc et Guitou encore une fois.

Latitude 24°20′ : La portion de route la plus dure du voyage (on espère)…. Nous repartons de San Antonio de Los Cobres en demandant à la gendarmerie l’état de la ruta 40 qui part vers le sud. On nous répond « con cuidado » (en faisant attention). Parfait, allons-y.

Mais une fois passé le col « Abra del Acay » à 4900m, la redescente s’avère très délicate. La route, le chemin … en fait « le chemin des lamas » descend en épingle, et chaque épingle révèle des ornières de plus en plus profondes.

En haut du col  :

un peu plus bas, ça se gâte :

Là, c’est le moment de démonter les pieds arrières de la cellule… il sont un peu trop bas pour passer dans ce lit de ruisseau, mais jusque là rien de compliqué…

On passe derrière Marc et Guitou, mais arrive un moment où … nous sommes bloqués. Pas moyen de tourner. Le chemin est effondré partiellement. Notre véhicule plus long nous empêche de tourner …. Alors on met des pierres, et les plaques de desensalage de nos collègues pour faire un petit pont….

Et c’est parti (en serrant le volant et les fesses). Ca passe, ouf … c’est l’heure de la pause casse-croute ;-) Notez qu’il n’y a pas beaucoup de photos … la photographe était crispée ..

Arrivés en bas, on apprendra que la route était en fait fermée, en attendant les travaux d’après la saison des pluies.

Merci les gendarmes donc !

Malgrès tout on profitera quand même de beaux paysages !

Latitude 25°10′ : On arrive ensuite à Cachi, Molinos et Cafayate. Les villages sont beaux et authentiques.Et on y rencontre les fameuses vignes argentine. Les vendanges sont d’ailleurs sur la fin.

C’est aussi ici que l’on s’autorise à essayer les boucheries locales … et on y prendra vite goût.

On (essaye) d’accompagner ça des vins du cru … quand on arrive à ouvrir la bouteille !

Sinon entre deux BBQ on se balade dans les environs…

Latitude 29°50′ : Pour la suite, nous décidons de tirer en Sud en suivant la route 40. Un arrêt au Parc National Talampaya nous fera découvrir des splendides paysages … même si on découvre aussi l’ampleur des dégâts de l’économie argentine ici. Les prix grimpent en flèche tous les 6 mois …

Latitude 32°40′ : 2 jours de route plus tard (et oui, c’est grand ), on arrive à Mendoza. La capitale du vin argentin. On a prévu d’y repasser plus tard, on ne s’attarde pas.

Latitude 37°1′ : 2 jours de plus sur la route 40, on croise un cheval …DSC_0828 - copie

Bref, il se passe pas toujours grand chose, heureusement les paysages sont là :

Latitude 39°55′ : On arrive dans la région des Lacs avec Junin de Los Andes. Ca y est, on est dans le pays des « gauchos », les cowboys locaux. Un peu comme dans les films.

Latitude 39°52′ : on fait un détour pour aller voir le lac Huechulafquen (c’est du langage Mapuche …). Les conditions sont superbes. Grand lac, Grand beau ciel bleu, belle forêt. Tout est là.

Latitude 40°12′ : Belle soirée autour du feu, entouré de cyclistes à la peau dure, dans un spot de camping idyllique … (remarquez le joli nuage qui se profile derrière)

Le lendemain matin, surprise ! on est sous les cendres volcaniques du volcan Calbuco qui est 150km sur sud ouest de là. 2cm de cendre recouvrent tout. A 10 heures du matin, pas encore une lueur n’est apparue. On est dans le noir complet.

On parvient à discuter avec un ranger sur la route proche, qui nous explique la situation. 3 heures plus tard, la lumière est revenue, mais le moindre mouvement au sol génère un nuage de poussière très fine. On est « rapatrié » dans la ville la plus proches avec nos voisins de camping qui eux étaient en vélo.

On passera donc un peu vite pour la suite de la région. Dommage.

latitude 41°05′ : on fait un passage à Bariloche, une des destinations touristiques les plus prisées du sud Argentine. La ville a la réputation de faire d’excellents chocolats … alors on goûte … mais bon on restera sur le Valrhona.

Bariloche était sensé être notre destination la plus au Sud avant de remonter … mais finalement, on change le programme. On continue au Sud ! On évite le nuage du volcan, et on profite au mieux de la belle météo côté Argentin pour explorer la Patagonie du Sud.

Au programme, c’est 3 à 4 jours de route en suivant toujours la route 40, pour rejoindre les parcs nationaux du Sud.

Latitude 47°20′ : Cueva de las manos : où l’on découvre des mains peintes .. remontant entre 7000 et 11000 ans.

Latitude 49°30′ : Arrêt dans une de ses stations services qui prennent tout leur sens ici . Car les croisements de route sont espacés de 100km, et les stations services tous les 250km. Alors on prend le temps de s’arrêter !

Latitude 49°20′ : El Chalten, et le fameux Mont Fitz Roy ! L’image est fantastique. Des arêtes enneigées qui crèvent le ciel, alors qu’on est à 200m d’altitude. Il fait froid, on est entourés de glaciers.  Ca dépayse forcément un peu.

On y fera une belle randonnée nous conduisant au pied d’un glacier.

Latitude 50°20′ : Arrivée au glacier Perito Moreno. Il y a des gens qui viennent en Patagonie que pour ça, et ça se comprend tout de suite.

Depuis la passerelle, on a devant nous un des plus grands glaciers, qui avance de 2m tous les jours. Et on regarde/écoute des blocs de 60m de hauteur tomber dans le lacs …. fascinant.

Là, on essayera d’exploiter la fonction de prise de photos en rafale sur l’appareil photo. Ca aurait été le moment idéal, surtout quand le grand bloc de glace est tombé en fin d’après midi. Cependant, les techniciens ont un peu « foiré » le réglage au moment pile où il fallait pas. Et c’est raté. Mais ça restera un bon souvenir ;-)

Depuis maintenant plusieurs mois, nous avons pris l’habitude de trouver à dormir dans des campings « informels ». Près du glacier, nous trouvons effectivement un lieu magnifique où nous sommes restés 2 nuits, gênés uniquement par les vaches locales.

Par contre, il faut bien payer quelque part. Pour rappel, on est ici au sud de la Patagonie, en mai? C’est donc le début de l’hiver…. et les nuits furent très fraiches ! Heureusement pour nous le chauffage fonctionne bien

Dans ces conditions, nous décidons ne pas aller beaucoup plus au Sud. Ushuaia n’est plus très loin (800km), et de toutes façons les pingouins sont déjà partis vers le Nord. Eux aussi sont frileux.

Donc direction le Chili avec Puerto Natales où nous embarquerons sur un ferry pour remonter les fjord du Chili.

 

A bientôt !

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Nord Chili

Et bien voila, nous voici donc dans le nord du Chili, plus précisément à San Pedro de Atacama.

Comme son nom l’indique la ville se situe dans le fameux désert d’Atacama le plus sec du monde! (on y arrive quand même deux jours après des inondations historiques… )

La région est donc connue pour ses paysages désertiques avec pour toile de fond la cordillère sur des kilomètres, le résultat est plutôt époustouflant!

Après quelques ballades dans le désert, on part à la découverte de lagune d’eau salée peuplée de flamants (et oui encore…).

Nous nous offrons aussi une soirée de découverte du ciel de l’hémisphère sud, petite révision d’astronomie, et c’est parti pour l’observation au télescope! Un petit aperçu:

 pas mal non?

Notre visite suivante ne fera peut être pas rêver tous le monde, tant pis! C’était quand même chouette de voir la plus grande mine à ciel ouvert du monde. En plus ils ont vraiment de gros camions… Sérieusement le site est vraiment énorme, ils ont « déménagé » la ville ouvrière d’origine et sont en train de l’ensevelir petit à petit. Cela donne une atmosphère très particulière.

Ce court passage au Chili nous rappelle qu’on est « revenu » dans un pays bien développé. Ca veut donc dire que tout est plus cher (pas bien de différence avec la France), mais surtout qu’on a maintenant droit à des routes sans trous et avec des panneaux de signalisation qu’il va falloir respecter !

Voilà pour notre incursion au Chili, on y reviendra plus tard par le sud. Pour le moment, on repart traverser la cordillère des Andes (on aime bien ;-) ) en direction du nord de l’Argentine.

A bientôt!

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Bolivie

Notre route nous a emmené en Bolivie ce mois de mars. La Bolivie, n’était pas forcément au programme initialement, mais fut une heureuse découverte …

Nous sommes entrés dans le pays par le sud du lac Titicaca à la ville de Copacabana. La région est entourée d’eaux, des isthmes, presqu’iles, et îles. Nous sommes à 4000m d’altitude. Les couleurs sont fascinantes.

Nous y visitons la fameuse Isla del Sol, qui est le lieu de naissance du soleil selon les Incas …. nous on a surtout pris des coups de soleil …

Nous allons ensuite un peu plus au sud, à La Paz, capitale économique de la Bolivie. Une ville d’un million d’habitants, qui s’étale entre un plateau à 4000m et des gorges déssechées. Le nouveau téléphérique de la ville se prête à merveille pour une vision d’ensemble.

 

Le marché ésotérique de La Paz (oui, ce sont bien des foetus de lamas qui sont pendus au plafond … sensés portés bonheur à la maison ..) :

 

Petit détail, la Bolivie est un pays pauvre, on le savait. Mais on apprendra que les boliviens ont développé des aptitudes particulières à se débrouiller avec les vieux véhicules que les autres pays ne veulent plus. A titre d’exemple,  vous montez dans un taxi, et surprise, le tableau de bord est à droite ! Et oui, le véhicule a déjà fait une vie à HongKong où l’on roule à droite. Il est ici « recyclé », avec un changement au passage du volant et des pédales de côté !

 

Notre destination suivante est le village de Coroico. 150km à l’est de la capitale, mais surtout 2500m plus bas en altitude. Et hop, on se retrouve de l’autre côté de la cordillère des Andes, au pied du bassin amazonien.

La route qui y mène …. est réputée comme la plus dangereuse au monde depuis quelques années. Heureusement une nouvelle route contourne ce méchant précipice et nous a amené en douceur à Coroico.  Nous y (re)découvrons la végétation tropicale, et des températures qui nous changent bien des hauts plateaux andins.

 

Des fois, ça passe tout juste sur les chemins :

Un champs de coca :

 

Puis route au sud, direction Sucre, réputée comme la plus belle ville de Bolivie.

Cependant, sur la route, à 80km de notre objectif …. nous devons nous arrêter. La roue avant droite du camion ne semble plus vouloir tourner …. aie.

Nous sommes en pleine campagne, entourés de champs de quinoa et de patates…. Ayant vite compris qu’on arrivera pas à se débrouiller tout seuls, on fait le tour des champs pour se renseigner s’il y a un mécano dans le coin …. mais ici tout le monde parle la langue quechua … ah . c’était pas prévu.

Finalement, on arrive à recroiser des renseignements, et trouve un « mécano informel », à 3km de là. Il vient à bicyclette, et on conclut qu’il ne pourra nous aider faute d’outils.

La solution viendra d’un couple de français, Gael et Audrey vivant à Sucre et dont nous avions le numéro de téléphone. Ils nous dégotent une dépanneuse qui viendra le lendemain.

Le chargement et déchargement sur le camion plateau fut une petite aventure en soit … et oui, pas de rampe, il faut fabriquer son quai de chargement ici ! (et pas de commentaire sur le fait que la dépanneuse est plus légère que notre camion … )

Une fois à Sucre, on est « déchargé » au seul endroit possible dans la ville. Nous y camperons 5 jours, avec de charmants voisins adorants se rouler dans la boue …

La suite fut plus classique, trouver un mécano, confirmer le diagnostic ( le roulement de roue est HS), trouver les bons outils …. on découvrira qu’il y a très peu de véhicules américains en Bolivie, et donc très peu d’outils en dimensions en pouces…. Heureusement, la pièce est en stock en ville ! Et c’est donc après 6 jours d’immobilisation que l’on reprendra la route.

Merci encore à Gael et Audrey pour leur accueil des naufragés !

Une des places de la ville de Sucre :

Ferme et troupeau de lamas sur la route :

Fête folklorique dans le village de Tarabuco, à côté de Sucre (tout le détail est dans le sabot qui fait clingcling):

 

Ensuite, on prend la direction d’Uyuni, et de son fameux salar.

C’est une étendue de sel offrant des paysages uniques. Lors de notre passage, il y avait de l’eau dessus, l’accès avec des véhicules particuliers était interdit. On a quand même fait un tour dans un 4×4 d’agence de voyage. C’est aussi l’occasion de prendre une leçon de pilotage « à la bolivienne ».

Paysages de montagnes, et champs de quinoa :

Le cimetière de trains, qui servaient à transporter les minerais du pays vers le Chili :

 

Vue depuis l’ile « Pescado »:

 

Effet miroir avec l’eau à la surface du salar :

 

Derrière le salar, le programme, c’est la traversée d’une région appelée « Lipez ». Pour cela, on s’était donné rendez-vous avec un autre couple de français.

La région est désertique, aucun village ni station service sur presque 500km, le tout entre 4000 et 5000m d’altitude. Et surtout sur des pistes de 4×4 qui s’annoncent difficiles. C’est un itinéraire bien connu des touristes, mais qui le font usuellement dans les 4×4 d’agences de tourisme.

On nous promet des paysages à rêver … Bref, on se prépare à cette petite expédition, avec des réserves d’essence, d’eau, de pâtes et de fromages boliviens !

Ces 4 jours seront pour nous une véritable découverte du 4×4. On se retrouve dans des paysages nus de toute trace humaine. Seuls subsistent quelques traces de roues dans la terre ou le sable. Nous sommes entourés de montagnes et volcans à 6000m couverts de neige. On croise des petits lacs où vivent des flamands roses. On croise troupeaux de lamas et vigognes de temps à autres. Les points de campings s’improvisent là où ça nous plait, au milieu d’étendues immenses, en essayant de se protéger du vent qui se met à souffler le soir.

Nous ferons une nuit aux thermes de Polques, qui nous donnent l’occasion d’un bain à 40°C, alors que l’air est glacial dehors. Les flamands roses, eux, ils s’en foutent, mais pour nous c’était bien.

Sur l’itinéraire nous avons été surpris par de la neige. On apprendra plus tard que des tornades de pluies s’abattent sur le nord du Chili en même temps. Mais cette neige ne nous aura donné que des paysages superbes, et l’occasion de bien tester la traction des 4 roues motrices …

 

Merci à Marc et Huguette d’avoir partagé avec nous ces 4 jours. On s’en souviendra longtemps.

Enfin, ce dernier épisode bolivien nous permet de déboucher sur la face ouest de la cordillère des Andes, directement au Chili à San Pedro de Atacama.

 

La Bolivie, ça vous gagne !

A bientôt !

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Equateur

Bonjour à tous,

la suite de notre route nous amène en Equateur, ce petit pays, qui nous présente ces hautes montagnes, ces volcans, et ces petits villages aux marchés magnifiques.

D’abord, ce sont des montagnes, et un temps pluvieux. On tombe en pleine saison des pluies … on pouvait pas être parfait en timing sur tout le trajet … ;-)

Premier arrêt dans la petite ville d’Otavalo, très prisée pour ses marchés, fruits, légume, crabes en cube, artisanats et surtout Bétails.

Ensuite, on fait un passage à Quito, où nous retrouvons Claudine et Erwann, pour nous faire découvrir cette belle ville. Vue d’en haut, c’est vertigineux !

Un petit détour par la fameuse « Mitad del Mundo », la moitié du monde, bref, la ligne de l’Equateur. On nous fera la démonstration scientifique des histoires d’eau qui ne s’écoule pas dans le même sens au fond d’un évier à plus ou moins deux mètre de l’équateur. Etonnant.

Ce sera aussi l’occasion de passer une aprés midi avec la famille: ameriques-tousschuss.com pour échanger livres, conseils et bon café …

 

Puisque l’on a choisi de traverser le pays par la cordillère, on reste tout le temps entre 3000 et 4000m d’altitude.

Et quand ça monte ici ils mettent les moyens!

 

Le long de cette belle route, on fait des arrêts « rustiques »  dans les villages de montagne. Attention, ici il y a du cochon !

Dans ces villages (Guamote notamment), on rencontre des marchés où l’on découvre un bout de la véritable culture andine. Une agriculture « maison », sans tracteurs, et à la force des bras, dans des paysages fantastiques.

Et des promenades sur les hauteurs, dont des bivouacs à 4000m d’altitude, qui nous ont  permis de mieux tester le chauffage.

La traversée aura été un peu rapide, mais la suite c’est le Pérou, objectif Lima pour récupérer la famille Chirouze !

 

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Colombie

La Colombie … à quoi ça ressemble ?

C’est un exemple de pays que l’on ne connait pas, où seulement par quelques idées préconçues….. Je vous le dis tout de suite, je crois que c’est le pays que je préfère jusqu’à maintenant ;-)

Voici notre itinéraire dans le pays :

Notre arrivée à Carthagene sous la chaleur : une ville très colorée, et très touristique. Un tourisme « de luxe », mais la vieille ville vaut quand meme le coup d’oeil.

Ensuite nous prenons la route du sud, en faisant un crochet par la côté nord Est, pour tenter d’apercevoir le pic Cristobal Colon, qui culmine à 4700m d’altitude, à seulement 30km de la mer … Mais ce sera peine perdue, toujours dans les nuages.

Donc route au Sud.

On fait une longue route droite dans la vallée. Ici le Vénézuela n’est pas bien loin, beaucoup de monde vent de l’essence « à la sauvette » sur le bord de route.

Puis viennent enfin les montagnes attendues. Un arrêt au Canyon de ChichaMocha, pour reprendre notre souffle :

Puis on continue vers Barichara, une petite ville que l’on nous a conseillé.

En effet il faut y faire un arrêt, la ville est très belle, et les colombiens y sont très accueillants, à peine garés sur la place principal que l’on vient nous voir, discuter, et nous conseiller sur toutes les merveilles de région à voir!

La route se poursuit en direction de Villa de Leyva, ancienne ville coloniale un peu plus au sud en direction de Bogota. La encore une belle surprise, ville très agréable avec beaucoup de charme.

 

Une petite balade dans les environs de la ville nous permet de découvrir des lacs « soufrés », ainsi qu’un vignoble (et oui on ne se refait pas !) , bon c’était intéressant de voir qu’ici on se moque des saisons. Mais le vin c’était pas tout fait ça…

Le lendemain sur la place de notre premiers bivouac, surprise c’est jour de marché (ouf, on a changé de bivouac à temps!). La place couverte de monde! Et on comprend vite pourquoi, il ont des arguments pour vous faire passer la journée sur place.

Enfin, il faut quand même continuer un peu, on reprend la route à travers les montagne, où l’on croise sur la route quelques surprises et jolis villages.

De la nous arrivons sur la ville de Cali (3ème ville du pays) que l’on traverse un dimanche matin tranquille, en suivant la plus grosse avenue que nous indique le GPS:

la bonne idée !!!

Après avoir gardé son sang-froid,  nous voici de nouveau dans les montagnes qui devraient nous conduire en Equateur.

 

A bientôt!

 

 

 

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Panama

 

Le passage obligatoire pour aller en Amérique du Sud : Panama.

Ce petit pays, qui est difficilement assimilable à l’Amérique centrale, tant son histoire avec les Etats-Unis est particulière. Tout dans le pays rappelle que les USA ont été très présents : routes, ponts, anciennes bases militaires …

Le centre ville de Panama City :

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A vrai dire, nous ne ferons que très peu de visites, et nous préférons nous concentrer sur les démarches administratives pour passer en Colombie. Car pour aller là-bas, pas de route ! Même s’il y a bien un langue de terre qui joint les 2 amériques, cette zone que l’on appelle le Darien Gap est tout sauf recommandée. Et personne ne semble avoir d’intérêt à y construire une route. Une seule solution pour nous : le bateau entre la ville de Colon à Panama, et Carthagène en Colombie.

Pour cela, l’objectif est d’avoir des billets avec le nouveau ferry qui est entré en service en octobre dernier. C’est une solution simple et économique par rapport à la méthode « classique » qui consiste à charger le véhicule dans un cargo spécialement conçu pour le transport de véhicules, ou sinon un container. Et ça c’est long et couteux.

 

Entre 2 visites à la douane et à la police, on prend le temps de visiter les écluses du fameux canal :

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Nous sommes aussi allé visiter le chantier de l’élargissement du canal actuel qui date des années 1920. Cette extension doit être mise en service en 2016. Des écluses qui pourront accueillir des bateaux de 420m de long par 55m de large ! On pourrait penser que ça laisse de quoi voir venir … mais les prévisions disent que tout cela sera trop petit dans 25 ans ….

la vue sur les nouvelles écluses, on aperçoit les emplacements des portes qui coulissent perpendiculairement :

 

Et sinon, on se trouve petit à petit avec d’autres personnes (Australiens, Anglais, Allemands, Américains, Chinois et Francais). Tous ont le même objectif : passer en Colombie avec le ferry.

Le lundi 5 janvier, tout le monde rejoint le port de Colon. Mais mauvaise nouvelle dans l’âpres midi, le vent est trop fort. Impossible de « garer » le ferry correctement pour charger les voitures …. Il nous faut donc attendre 2 jours de plus pour le prochain ferry, en espérant que le vent soit meilleur. La bonne nouvelle, c’est que la plupart d’entre nous on déjà fait les papiers de douane, donc impossibilité de sortir du port.

du coup… on s’organise un petit campement sur la parking du port … on trouve de quoi se désaltérer et passer le temps.

Le campement sur le port :

l’attente devant le bureau de douane, où l’on finit par amener chacun sa chaise … : 

 

Et enfin, la libération après 3 jours d’attente dans le port, le ferry arrive. Ce coup-ci, ce sera la bonne !

La bande de voyageurs avec lesquels nous avons partagé cette aventure : 

 

 

A bientôt !

 

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Costa Rica

Après le Nicaragua, nous arrivons au Costa Rica. C’est un pays que nous connaissons déjà, et nous essayons d’aller dans 2 régions que nous n’avions pas visité avant : la péninsule Nicoya, et la zone montagneuse du centre du pays.

Au nord, nous faisons 3 arrêts successifs sur les plages magnifiques de la péninsule Nicoya. Il y fait chaud, voir très chaud, mais les paysages valent le coup d’oeil. Et on prend plaisir à aller dénicher les animaux qui se trouvent partout :

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Pour le prochain barbecue ( … non en fait on est pas prêt)

des traces de singes sur la plage … ils ne sont pas bien loins :

 

 

des macaws, qui se déplacent toujours en couple :

 

et les singes capucins, toujours à faire les intéressants, pas le moins du monde impressionnés par nous …

 

Pour ressortir de la péninsule, nous prenons le ferry de Puntarenas qui nous fera économiser de nombreux km sur les routes « pas toujours parfaites » de la région :

 

Ensuite, c’est direction la région de la vallée de Dota, dans la montagne entre 2000 et 3400m d’altitude. L’objectif est d’avoir un endroit un peu frais pour le week-end.

Nous dénichons un charmant petit camping au bord de rivière, dans une vallée où les élevages de truites sont légions.

 

Pour repartir, nous continuons la route panaméricaine, qui passe par son point le plus haut : 3400m ! Jolie vue au dessus des nuages au passage ..

 

 

Voici un petit aperçu de notre traversée du Costa Rica. Ce pays possède toujours une nature magnifique avec des climats et reliefs variés. Cependant, nous restons surpris de voir les prix très élevés (peut être trop ?), surtout si l’on compare au voisin du Nicaragua.

Pour nous, la suite c’est le Panama, car le bateau pour la Colombie nous attend ! Nous pressons donc le pas en direction du Sud…

 

A bientôt !

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L’histoire de Fernando

 

Au Nicaragua (voir article précédent), on a fait une petite expérience intéressante.

Réveil en bord de mer, presque comme tous les matins. Un coup d’oeil vers la plage …

Tiens, y a des pêcheurs qui courent dans tous les sens sur la plage, allons voir ce qu’ils font … ils pêchent avec de simples lignes et un hameçon (pas d’appâts), et semblent suivre les oiseaux

 

Et là on découvre qu’ils sortent des poissons énormes depuis la plage … on s’approche … et ça donne une idée …

– Vous le vendez ce poisson ?

– Euh …. oui, … 100 córdobas (3 euros) … choisi celui que tu veux …

Et voilà, je repars avec une belle bête, à peine sortie de l’eau 15 minutes avant (pas peu fier ;-)

 

Bon … et maintenant je fais quoi avec ça … ??? parce que bon … le poisson on connait pas beaucoup quand meme.

Au passage, notre nouvel ami prendra rapidement le nom de Fernando

Ben on va déjà le laver, sous la douche :

 

Et ensuite, ben … va falloir le vider …. hmm … avec l’opinel bien sûr .. ou la leçon sur le terrain de l’anatomie du thon  (attention, y’a un peu de sang  :-)

 

Et la suite ?? ben au frigo en attendant que le bbq soit prêt (notez que ça rentre tout juste dans le grand frigo)

 

Et la suite : on prépare un joli feu, on prend une bière, on entretient le feu, on se prépare un rhum … Et on envoie la bête !

 

 

et pour la suite, c’était facile … on était 6, ça s’est bien passé avec Fernando !

 

(et gagné ma première étoile en découpe de thon à l’opinel !)

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Nicaragua

Passés le Salvador, nous arrivons au Nicaragua …

 

Nous sommes arrivés après notre périple de traversée de douanes (voir article précédent) dans la ville de Léon. Une belle ville, où nous sommes vite aperçu de la passion pour les feux d’artifices …

 

et le soir au même endroit, nous assistons à une grande procession, avec feux d’artifices sur toutes les petites places (le camion aura même eu un peu chaud .. ;-) :

 

Le marché aux feux d’artifices :

 

Pour la suite, notre parcours fut un mélange de visites de volcan et de plages : le Nicaragua est un des pays les plus actifs sur le plan volcanique dans le monde.

de jour :

et à la nuit qui tombe : (on apercevra par la suite de la lave en fusion au fond du cratère ..)  

 

Côté plages, ça s’est pas mal passé non plus avec de belles plages, de belles vagues (non, on n’a toujours pas tenté le surf …) :

On a eu du mal à choisir où poser la serviette.

 

Petite balade sur la plage ou l’on découvre des oeufs de tortue (protégés en attendant leur éclosions) :

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Au passage, mention spéciale pour le spa fait maison ultra simple : (petite inspiration pour le futur…)

 

Ce pays a la réputation d’être le futur Costa Rica, développant l’éco tourisme. Effectivement on a trouvé dans ce pays des gens extrêmement accueillant avec une belle nature préservée. Ca restera un excellent souvenir ce pays. (sans parler des bouteilles de rhum 5 ans d’âge à 4,5€)

Pour la suite, c’est un peu plus au sud, avec le Costa Rica !

A bientôt

 

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Guatemala et Salvador

Après le Mexique et le Belize, place à l’Amérique centrale profonde à travers le Guatemala et le Salvador !

Notre voyage commence au Nord Est du Guatemala, après une entrée dans le pays très agréable, avec pour la première fois un office du tourisme directement intégré dans la douane… de quoi donner un bel accueil quand on arrive !
A première vue, le Guatemala ressemble beaucoup au Mexique. on verra cependant beaucoup de gens qui utilisent le cheval comme moyen de transport au quotidien…

Et on est plutôt content de retrouver cette ambiance paisible après le Belize.

On commence notre itinéraire avec la visite quasi inévitable du site Maya de Tikal. Là on se paye le luxe d’un guide pour visiter le site très grand et dans la jungle. A noter qu’il n’y a aucun panneau d’indications touristiques, dommage… obligé de prendre un guide si on ne veut pas se perdre et comprendre ce qu’on a autour de nous …

Belle surprise au petit matin dans le camping du site, un troupeau de coatis traverse la prairie …

Ensuite, direction Flores, petite île/ville sur un lac. C’est beau, ça ressemble à une ville des lacs du notre de l’Italie.

Pour la suite, nous voulions rejoindre la capital et la ville d’Antigua…. mais il nous a manqué un élément : une carte fiable des routes du pays …. on apprendra que n’est pas parce qu’une route est marquée en gros sur la carte, qu’elle est goudronnée … c’est un début, l’Amérique du sud ça risque de pas être facile de ce côté ….

Donc après quelques hésitations, on comprend que pour rejoindre la capitale il faut faire un grand détour par l’est du pays. Soit, allons-y !
On fera un arrêt à Rio Dulce avec une belle croisière sur le fleuve qui rejoint la mer Caraibe.

C’est d’ailleurs à Rio Dulce qu’Aurélie choisit de se faire couper les cheveux … cependant l’observation du rayonnage du coiffeur nous apprend qu’il se diversifie, et vend huile pour moteur, casseroles, et pneus de mobylette à côté des produits de beauté … quelqu’un de flexible en fait ;-)

Ensuite, nous descendons vers l’ancienne capitale du pays, Antigua, détruite à plusieurs reprises par des tremblements de terre. Nous nous souviendrons du marché immense qui offrait profusion de fruits, légumes et viandes (pas de photos, dommage),

 

La suite nous mène tout droit vers le fameux lac Atitlan. Entourés de volcans, ce lac est un endroit d’une sérénité remarquable.

Mais pour y arriver, c’est surprise ! les imprécisions de carte routières nous jouent encore des tours, et l’on se retrouve dans des vallées étroites, avec des routes qui montent puis descendent et remontent. Sans compter le pont en bas dans la rivière, emporté depuis manifestement plusieurs années. Pas grave, ce n’est que 50cm d’eau à franchir … en saison sèche ;-)

Bref, le Guatemala nous aura bien plu avec des paysages de montagnes splendides, et la belle atmosphère sereine des villages perdus.

La suite, c’est au Salvador. un tout petit pays qui nous très agréablement surpris.


On a apprécié les routes et infrastructures en bien meilleur état qu’au Guatemala (et même qu’au Mexique).
ON a choisi de suivre la « route des fleurs », qui s’est avéré très agréable avec un camping dans une plantation de café.

Après nous avons fait un arrêt dans une des plages de surfeurs réputées. Camping sous les manguiers cette fois. On y a rencontré Marion et Grégoire, beaucoup plus courageux que nous qui font (presque) le même trajet à vélo … ;-)
Ensuite un arrêt dans le village de Suchitoto dans la montagnes. (Sur la place du village on a droit au tirage de la loterie national, un événement!)

Et ces belles plages nous ont donné l’occasion de parfaire notre méthode de montage de hamac entre 2 cocotiers, et ressortir notre cerf volant des USA. (c’est dur la vie)

Le cerf volant : des fois ça marche ….

des fois ça marche pas … (ça dépend du pilote en fait ;-)

Ensuite, ce fut direction le Honduras et le Nicaragua (voir article précédent)

A bientôt pour la suite !

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